lundi 12 avril 2010

La vie à Sendai

Joyeuses retrouvailles avec mon cousin après une journée de train pour atteindre Sendai, au Nord de Honshu (l'île principale du Japon). C'est une ville de plus d'un million d'habitants, proche de la mer et de la montagne. On peut ainsi apercevoir les monts enneigés d'une des fenêtres de l'appartement de Damien. Dès le premier soir il m'a emmené dans un minuscule restaurant de brochettes (fromage, poulet, poisson, tomates...) à l'ambiance très chaleureuse. Quelques piliers qui trainent là tous les soirs, aux allures d'hommes d'affaires, nous ont un peu tenu la jambe mais toujours dans la bonne humeur :) La ville est truffée de ces petits restaus et bars qui peuvent contenir une dizaine de personnes à tout casser.

Sendai ne présente pas beaucoup de sites touristiques. J'ai tout de même fait un tour à vélo au parc où se situait le château de Sendai. Il y subsiste quelques murs, et des statues ont été disposées pour agrémenter la balade. Mais surtout, il y a une super vue sur Sendai, paysage d'immeubles modernes avec la mer en fond. Le lendemain je suis allé visiter un village côtier, à quelques dizaines de minutes de train, appelé Matsushima. On y trouve une multitude de petites îles sauvages, avec des statues de buddha et des mini-temples cachés par ci par là. Il n'y avait qu'un ou deux autres touristes, j'ai pu flâner tranquille pendant quelques heures. Vers 14h j'ai déchanté lorsque j'ai commandé ce que je pensais être des espèces de pâtes carbo, en fait c'étaient des nouilles froides, presque glacées, appelées Soba. C'était... spécial :/

Sur les conseils de mon cousin, je suis allé le lendemain à Naruko-Onsen, un village au cœur des montagnes réputé pour ses bains chauds dans une eau chargée en soufre. Effectivement toute la vallée sent fortement le soufre ! Avant la baignade j'ai tenté un petit chemin longeant une rivière, mais j'ai fait demi-tour quand j'ai vu que le sentier était couvert de neige et de branches, impraticable. J'ai préféré me rendre à quelques kilomètres du village, contempler un lac logé entre trois petits volcans. D'un bleu turquoise très vif, il affiche l'une des acidités les plus fortes au monde. Rien n'y vit, à part quelques canards. En faisant le tour du lac j'ai pu voir quelques fumerolles entourées de dépôts de soufre, impressionnant. Sur le retour j'ai donc fait trempette dans un onsen tout en bois, où l'eau laiteuse arrive par des conduites en pins. Il était minuscule mais vraiment charmant. Seul inconvénient, ma peau sentait fortement le soufre en sortant de l'établissement... Dans la rue la plupart des gens se baladaient en kimono et portaient des sandales traditionnelles en bois, pour aller d'un onsen à l'autre.

Le lendemain mon cousin m'a accompagné visiter le temple de Yamadera, à flanc de montagne à une petite heure de Sendai. Quelques centaines de marches permettent de se promener à travers la dizaine de bâtiments. Le temple en lui-même n'a rien d'exceptionnel, mais la vue au fur et à mesure de l'ascension est magnifique. On s'est pris une petite glace au thé en redescendant et retour à Sendai pour une soirée Karaoke avec ses collègues :) Il suffit de louer une toute petite pièce pour 3 ou 4 heures, de mettre les titres que l'on veut chanter les uns à la suite des autres grâce à un petit écran/télécommande, et c'est parti :) La bouffe et les boissons ne sont pas chères, le répertoire est vraiment énorme (plusieurs milliers de titres de tous styles), c'est bien marrant ^^ Ya deux micros, on a moins honte de chanter comme deux casseroles :D Ce matin, temps pourri, j'ai décidé de reporter mon voyage sur Hokkaido à demain !

mardi 6 avril 2010

La région volcanique et reposante de Kyushu

Voila trois jours que je parcours Kyushu. Cette région, très volcanique, est superbe et peu fréquentée des touristes. Alors que de Tokyo à Hakata, la ville est pratiquement ininterrompue, à Kyushu le paysage est constitué de volcans, de champs, de serres, de maisons isolées... bref c'est la campagne ! Kagoshima, la ville où j'ai établi mon QG pour explorer Kyushu, se situe juste en face d'un volcan qui sort de la mer, formant une île appelée Sakurajima. Je m'y suis rendu la première après-midi, en prenant un ferry qui fait régulièrement les 10 minutes de traversée. Le volcan en question est actif, on peut admirer d'énormes panaches s'échapper du cône régulièrement, dans un fracas hallucinant. La dernière éruption majeure remonte à 1914. Il y a tout de même plusieurs centaines de mini-éruptions par an, pas dangereuses mais couvrant l'île de poussière. Un petit centre d'informations gratuit explique tout ça près du port. Juste à côté, une source d'eau chaude (onsen) publique permet de se tremper les pieds en regardant le volcan. Les Japonais sont fan des onsen, on en trouve dans tout le Japon. Il y a toute une classification, selon l'environnement du bain (intérieur, extérieur, caché en pleine nature, en bord de mer...), la composition de l'eau, etc... Certains sont très chers car très prisés.

Le lendemain, j'ai justement testé un onsen d'un genre un peu particulier. Avant de profiter de la source d'eau chaude, le client passe par un bain de sable volcanique. Vêtu d'un simple kimono très fin appelé yukata, il faut s'allonger sur la plage, sur le dos, à l'endroit désigné. Deux types arrivent avec leur grosse pelle et te recouvrent de sable noir en 5 secondes (sauf le visage évidemment). Puis il faut rester sans bouger pendant 10-15 minutes en profitant de la sensation. Avec la pression du sable et la chaleur venant du dessous, le cœur pompe plus fort et le sang circule mieux, on le sent se diffuser dans tout le corps. Il fait super chaud, le sable est doux, c'est très agréable. Au bout d'un moment, quand le sable commence à brûler la peau, on ressort pour aller se laver et passer dans l'onsen à proprement parler. Plus tôt dans la journée, j'avais erré dans un petit bled tout au Sud de Kyushu, à la recherche d'un moyen d'explorer le Mont Kaimon, un autre volcan. Ne trouvant pas de sentier, je me suis perdu un peu au hasard dans la campagne. Une prof d'anglais et sa grand mère m'ont pris en stop alors que je retournais vers la station de train, super sympas. D'ailleurs dans ce coin de Japon,les gens sont particulièrement aimables, souriants, pas avares de bonjours. Un autre type a fait un détour de 15 kilomètres en voiture pour me ramener à bon port, alors que je redescendais à pied d'un lac dans un grand caldera, supposé abriter un monstre du lochness local, avec en fond le fameux Mont Kaimon.

En manque de château, je me suis rendu à Kumamoto, à peu près au centre de la région. Toujours de la même époque, début 17ème siècle, le château possède encore quelques unes de ses tourelles d'origine, même si son donjon principal a été reconstruit récemment. Une mini-exposition retrace l'histoire du château aux premier et deuxieme étages. On y retrouve encore une fois la farouche lutte de pouvoir entre seigneurs et empereurs. Le château est entouré de magnifiques douves et de murailles très imposantes. La saison des cerisiers bat son plein, des pétales blanches et roses volent dans tous les sens, c'est un vrai bonheur de se promener dans les allées du parc ! Et comme il fait beau et chaud depuis 2 ou 3 jours, nombre de Japonais s'installent ici et là pour pic-niquer. Je suis reparti vers l'Est du Kyushu après cette visite, pour me rendre à Aso en empruntant un train qui contourne le Mont Aso. C'est un cratère gigantesque de 130 km de circonférence, où sont logés quelques volcans dont un en activité. J'aurais aimé faire un peu de randonnée dans le coin, mais ce sera pour une prochaine fois. J'ai préféré refaire une petite séance de baignade dans un autre onsen, comprenant un bassin extérieur dans un petit jardin. Le pied. Surtout que j'étais quasiment seul, contrairement à celui d'Ibusuki, où les gens faisaient la queue pour se faire enterrer. J'ai repris le train pour rentrer à Kagoshima, où un succulent diner maison m'attendait comme tous les soirs. La famille tenant cette petite guest house a la bonne idée de proposer aux hôtes de partager le repas du soir, pour la modique somme de 260 yens (environ 2€). Du coup on a le droit à l'ambiance et la cuisine locale pour presque rien :)

Me voilà reparti vers le Nord du pays, où je vais retrouver mon cher cousin. Je fais le voyage en deux fois, m'arrêtant cet après-midi à Matsumoto pour voir un autre château, et demain, à Takayama, petite ville de montagne réputée, paraît-il, pour avoir su conserver son charme d'antan.

vendredi 2 avril 2010

Les châteaux du Kansai, Hiroshima et l'île de Miyajima

Après les temples, j'ai attaqué les châteaux ! Le plus célèbre d'entre eux au Japon, le château d'Himeji, faisait partie de mon programme. Construit à la fin du 16ème siècle, il est appelé le château du Héron Blanc de par sa couleur. Particulièrement imposant, il domine la ville d'Himeji du haut de sa tour de 5 étages. Ses multiples toits semblent comme enchevêtrés, donnant à l'ensemble un aspect très travaillé, très minutieux. On y trouve d'épais murs de fortification, troués de sympathiques meurtrières et autres trous à huile bouillante. Les étages inférieurs de la tour sont réservés au stockage de la nourriture et des armes en cas de siège. Tandis que les supérieurs permettent de guetter les alentours et de taquiner les assaillants, au besoin. Quelques autres bâtiments se trouvent dans l'enceinte du château, dont les quartiers de l'épouse du daimyo (seigneur) et de ses suivantes. Ce fameux ensemble est malheureusement victime de son succès. Comme à Eurodisney, il faut faire la queue au moins 30 minutes pour acheter son ticket et accéder à l'attraction. Et même alors, on se retrouve dans une seconde queue où l'on a l'impression de ne jamais avancer, ou trop avancer, bref, on ne peut pas visiter à son rythme. Un peu dommage.

D'autant plus que le matin, j'avais visité un premier château, plus modeste certes, mais dont j'étais quasiment l'unique visiteur. Celui-ci, situé à Hikone, un peu au Nord de Kyoto, ne possède peut-être que 3 étages, mais il est splendide et domine un magnifique jardin japonais dessiné autour d'un étang. L'étang et les mini-îles qui y ont été disposées représentent le vrai lac qui borde la ville d'Hikone. Ce complexe date du 17ème siècle. La visite était franchement plus agréable que celle d'Himeji. Pour être complet, j'ai vu aussi le château d'Okayama, dit château du Corbeau. Il date lui aussi du début du 17ème, et possède une architecture similaire aux deux autres. Malheureusement la version qu'on peut visiter aujourd'hui est une réplique en béton du vrai château rasé pendant la seconde guerre mondiale... Et ça se sent lorsqu'on en visite l'intérieur, plus impersonnel, moins authentique que les deux autres. Il n'empêche que l'extérieur est magnifique, donnant sur un célèbre jardin situé de l'autre côté de la rivière Asahi qui longe le château. En outre il a comme point commun avec Himeji d'avoir été construit sous l'impulsion de Todoyomi Hideyoshi, l'homme qui a réunifié les seigneurs du Japon à la fin du 16ème siècle.

En fin de journée, je suis passé à Osaka où se trouve l'un des plus grands aquariums au monde, le Kaiyukan. Il est logé dans un bâtiment de 7 étages, au milieu d'un complexe commercial bordant la baie d'Osaka. La visite commence par en haut, et l'on descend petit à petit le long d'un plan très légèrement incliné qui tourne autour d'un aquarium gigantesque. Cet aquarium renferme des milliers de poissons qui doivent vraiment se croire dans l'océan, dont des raies mantas géantes et, stars de Kaiyukan, deux requins-baleines ! On ne se lasse pas de les regarder se balader dans le bassin, suivis de centaines d'autres petits poissons. Côté extérieur du plan incliné, différents écosystèmes ont été reconstitués. On passe ainsi de la forêt japonaise au pôle nord, en passant par la Grande Barrière de Corail. Chaque ambiance possède une partie supérieure émergée, avec des animaux terrestres ou amphibiens, et une partie inférieure aquatique que l'on observe au travers de vitres. Dans l'ambiance pôle Nord par exemple, on peut admirer une bande de manchots empereurs somnolant sur la fausse banquise ou jouant dans l'eau glacée.

Hier, changement d'ambiance avec l'arrivée à Hiroshima. Au passage il s'est remis à pleuvoir, un temps parfait pour me rendre au mémorial de la paix. La c'était vraiment moins rigolo que l'aquarium, mais pour autant une visite inoubliable. Au début le musée commence gentiment, en présentant les aspects politiques du conflit, l'Hiroshima avant la bombe, les différentes guerres entreprises par le Japon fin 19ème/début 20ème. Plutôt abstrait jusqu'ici. Puis une maquette géante montre la ville avant et après le 6 août 1945 : un vaste champ de ruines avec deux ou trois ossatures de bâtiments qui ont résisté on ne sait comment. A l'étage supérieur, ça devient carrément angoissant. L'exposition raconte la vie et la mort brutale d'enfants et d'adultes qui ont succombé lors de l'explosion ou quelques jours après. Ces gens avaient un nom, on peut voir leurs vêtements en lambeaux, leurs objets personnels calcinés, des photos de leurs corps et de leurs visages mutilés. J'ai trouvé cette façon de narrer la catastrophe en racontant des expériences individuelles particulièrement efficace... En sortant je regardais les passagers du tram différemment, me disant qu'ils avaient certainement perdu de la famille ce jour-là, ou dans les mois qui ont suivi, succombant aux radiations. J'ai aussi apprécié l'objectivité des explications, ne prenant jamais partie pour le Japon. On y découvre d'ailleurs un Japon peu sympathique, très belliqueux et, pendant l'effort de guerre, inhumain envers sa propre population, notamment les travailleurs immigrés Chinois et Coréens.

Ambiance un peu plus légère aujourd'hui avec une randonnée sur l'île de Miyajima, à une demie-heure de ferry d'Hiroshima. Comme par magie il a fait super beau :) L'île est une petite montagne, il faut 1 heure pour se rendre au sommet. Beaucoup de touristes vont sur Miyajima pour admirer son célèbre torii (portique vermillon Shinto, comme ceux de Fushimi-Inari) planté dans la mer, à quelques centaines de mètres de la côte. Juste en face se trouve un temple sur pilotis, où se déroulait manifestement une cérémonie de mariage lorsque j'y suis passé. La balade dans la montagne était super peace, même si les marches sont asses rudes. Les candidats à l'ascension sont peu nombreux. Des petits cervidés se baladent par-ci par-là en espérant qu'on leur donne un peu de bouffe. Arrivé en haut du Mont Mizen, une petite tour d'observation permet d'admirer un paysage digne de l'île de Finn Razel. En redescendant par un autre versant, on peut visiter un très beau temple bouddhiste appelé Daisho-In.

Comme il me restait un peu de temps avant mon train vers Hakama, je suis repassé dans le parc du Mémorial. Juste en face du "Dôme de la Bombe Atomique", bâtiment témoin protégé – un des seuls ayant vaguement résisté à la bombe - j'ai discuté pendant une petite demie-heure avec un apprenti kamikaze de l'armée japonaise, 82 ans, qui était dans sa base à quelques kilomètres de là au moment fatal. Il parlait quelques mots d'Anglais qui lui ont suffit pour me raconter sa vie et me poser quelques questions sur mon voyage. Peu après j'ai fait quelques pas dans les jardins du château d'Hiroshima pour rentrer à la guest house récupérer mon sac. Encore une journée bien remplie, demain je continue mon trajet vers la pointe Sud du Japon, la région de Kyushu.

mardi 30 mars 2010

Kyoto et Nara : des temples, en veux-tu ? En voilà.

Kyoto regorge littéralement de temples (dans les 2000), tous plus grandioses les uns que les autres, mais pas seulement. On y trouve aussi des châteaux, des parcs et une multitude de petits quartiers très calmes, intimes, bordés d'antiques demeures flanquées de leur minutieux jardins japonais. C'est un peu l'antithèse de Tokyo, ici point d'agitation ni de buildings démesurés. Un point commun tout de même, les sites les plus réputés sont pris d'assaut par les touristes qui veulent tous leur photo souvenir sous le cerisier en fleurs, en cette période d'hanami. Kyoto était la capitale impériale du Japon du 9ème au 19ème siècle.


En arrivant vers midi, j'ai rapidement déposé mon sac à ma nouvelle guest house avant partir explorer Kyoto. J'ai commencé par la zone Est, délimitée par une petite rivière d'un côté, et par la montagne de l'autre. D'ailleurs des montagnes basses cernent la ville de tous les côtés. Ce quartier, appelé Higashiyama, est certainement le spot le plus visité de Kyoto. Pour y accéder à partir de la gare centrale, je suis passé à côté du temple Higashi Hongan-Ji. Il s'agit d'un temple bouddhiste. Ce temple a été établi en 1607 par le Shogun Ieyasu, réunificateur du Japon au début de l'ère Edo. Il est gigantesque, tout en bois, très imposant. Ça posait le décor.

Arrivé dans le quartier d'Higashiyama, je me suis dirigé vers le Kiyomizu-Dera, un autre temple bouddhiste beaucoup plus vieux, construit en 798. Il est divisé en plusieurs bâtiments dont une belle pagode à 3 étages, et possède un petit jardin avec une fontaine aux propriétés thérapeutiques supposées. Des dizaines de personnes faisaient la queue pour boire de son eau. Un peu plus loin, je suis passé par un réseau de petites rues commerçantes entièrement pavées, blindées de boutiques de souvenirs mais néanmoins charmantes. En les traversant, on se retrouve dans un parc avec un vénérable et vénéré cerisier. Il commençait à pleuvoir, ce qui n'empêchait pas quelques groupes de jeunes irréductibles de boire leur sake sous les arbres, et sous les parapluies.

De temples en temples, j'ai abouti à Gi-on à la tombée de la nuit. C'est le quartier des geishas, il en resterait une centaine à Tokyo sur un millier dans tous le Japon. Gi-on est traversé par une petite rivière dans laquelle se penchent saules et cerisiers savamment éclairés, c'est vraiment magnifique. Je n'ai pas aperçu de geisha, mais pour me consoler j'ai mangé une espèce de crêpe japonaise salée aux côtés d'une geisha en plastique.

Le lendemain j'ai attaqué la partie Nord-Ouest de Kyoto, comprenant notamment le célèbre Kinkaku-Ji, ou Golden Pavilion. Cette pagode de 3 étages dont deux sont recouverts de feuilles d'or borde un petit étang au milieu d'un parc verdoyant. Il date de 1397 et servait de lieu de retraite au Shogun Yoshimistu (les shoguns, ce sont les grands généraux militaires qui ont dirigé le Japon pendant sa période féodale, du 12ème au 19ème siècle. Il y avait à cette époque – et il y a encore - un empereur, mais sans réel pouvoir). Les zones environnantes sont largement fournis en temples et en jardins, mais j'ai la flemme de tous les décrire. J'avais loué un vélo pour cette journée. Cela m'a permis de voir nombre de ces sites emblématiques, mais surtout de sortir des sentiers battus pour m'aventurer un peu au hasard et découvrir plein de petits lieux magiques et désertés. J'ai fini ma journée par une visite du château de Nijo et des jardins impériaux. C'est là que la troisième tempête de neige de la journée s'est abattue et m'a convaincu de rentrer au chaud.


Aujourd'hui, j'ai visité Nara. Pour faire court, c'est aussi une ancienne capitale du Japon, au 8ème siècle. On y trouve – aussi – une zone de temples, mais ceux-là ont le bon goût d'être presque tous regroupés dans un jardin, tout de même assez étendu. Parmi eux, le Todai-ji est particulièrement impressionnant. Il s'agit du plus grand bâtiment en bois du monde, abritant un buddha en bronze de 15 mètres de haut (une oreille = 2,54m). 2,6 millions de personnes (oui, c'est beaucoup) auraient œuvré à la construction du temple et de son buddha, sous l'impulsion de l'empereur Shomu en 743. Le projet aurait même menacé sérieusement les réserves financières du Japon. L'empereur espérait par cet effort mettre fin à une grande épidémie de variole.

Avant de me rendre à Nara, j'ai fait une halte de deux heures au sanctuaire Shinto de Fushimi-Inari. A l'origine, Inari est la déesse des céréales (abondance, fertilité...). Elle est symbolisée par un renard à l'air méchant qui trône en statue un peu partout dans le sanctuaire. Fushimi-Inari est installé sur le flanc d'une montagne juste à côté de Kyoto. Il consiste en plusieurs petits sanctuaires disséminés dans la montagne et reliés entre eux par un chemin de portiques orange et noirs, porteurs de prières écrites en caractères japonais. Il y en des milliers, le chemin fait 4 km. Ça m'a fait penser au chemin de briques jaunes du Magicien d'Oz, même si ça n'a rien à voir. C'est une randonnée exceptionnelle, étrange, mystique et très nature à la fois, le chemin passant au milieu de la forêt. Il faisait super beau pour une fois, et la neige de la veille gouttait des arbres en une fine pluie. J'étais à peu près seul en haut du chemin, m'étant rendu très tôt sur les lieux, ça m'a permis de profiter entièrement du lieu.


C'est difficile de résumer Kyoto et Nara, étant donné la richesse de ce qu'on y trouve. En tout cas c'est un changement radical de décor après Tokyo, j'ai comme l'impression que mes surprises au Japon ne sont pas terminées.

dimanche 28 mars 2010

A bord du Shinkansen Tokyo - Kyoto

Me voilà en route pour le Kansai, dans le fameux Shinkansen :) Pour être bien placé et tenter d'apercevoir le Mont Fuji, je suis en train de perdre un poumon dans le wagon fumeur. C'est là que les seules places fenêtre droite étaient disponibles. Des gens arrêtent pas de venir s'asseoir à côté de moi le temps de s'en griller une et repartent tranquilles dans leur wagon non-fumeur... La prochaine fois je réserve !! Et j'ai l'impression qu'en plus les nuages cachent le sommet des montagnes :/

En une semaine je pense avoir effectué une première visite assez large de Tokyo, en terminant hier par les quartiers d'Odaiba et de Roppongi. Avant d'aller à Odaiba, vendredi, j'ai passé quelques heures au Musée National de Tokyo, qui cette fois-ci était bien ouvert ^^ Plus classique que le musée d'Edo-Tokyo, il est composé de plusieurs grands bâtiments (galerie Japon, galerie Asie, galerie archéologique...). La galerie Japon présente chronologiquement l'histoire du Japon, de l'installation des premiers habitants vers -30 000 à la fin de l'ère Edo (1868). Avec notamment une collection d'armures de samurais et d'épées du 12ème au 19ème siècle, certaines dans leur fourreau laqué. Vers 13h j'ai fait une petite sieste réparatrice dans les excellents fauteuils en cuir de la galerie archéologique, ils pensent à tout ces Japonais - ouf, je viens de profiter de la descente de voyageurs au premier arrêt pour changer de wagon, et squatter une place fenêtre non-fumeur :)


Après le musée, j'ai repris le métro direction Odaiba, une île de la baie de Tokyo couverte d'une zone commerciale et des sièges de quelques grandes entreprises. Une mini-statue de la liberté y a été installée. Dans les centres commerciaux d'Odaiba, il n'y a pas que des magasins, loin s'en faut. Entre autres s'y trouvent plusieurs parcs d'attractions. Parmi eux, le "Muscle Park" propose des activités physiques pour les enfants et ados. Par exemple du frisbee avec des cibles, des jeux musicaux où il faut répéter une mélodie de plus en plus compliquée etc... Un peu plus loin dans la galerie se trouve un parc géant de jeux vidéos SEGA, le Tokyo Joypolis. Une autre zone de l'île propose un centre commercial où le décor est censé représenter une ville italienne, on y trouve des fontaines, des faux bâtiments à colonnes romaines, et un faux ciel est peint au plafond ! Bizarrement les noms des « rues » sont en français... Un second musée Toyota y est logé, avec cette fois-ci des voitures anciennes et prestigieuses de toutes marques, des Chevrolet, des Cadillac, une dodoche et même une Delorean :) Bref, à Odaiba tout est fait pour que le chaland puisse se sentir à l'aise et s'amuser tout en faisant son shopping.

Hier, dernier jour à Tokyo, j'ai choisi de visiter les quartiers d'Akasaka et de Roppongi. Un temple du 17ème siècle, le Zojoji, daté de 1605, est installé au milieu d'un somptueux jardin. On y trouve, hormis les cerisiers en fleurs, des statues, des arbres centenaires et une énorme cloche. Juste derrière le principal bâtiment du temple se dresse la Tokyo Tower, moche copie de la Tour Eiffel mais la dépassant de quelques mètres - je viens de faire une croix sur le Fujiyama, le ciel est décidément trop nuageux... Roppongi est un quartier réputé pour sa vie nocturne (bars, restaurants et boites de nuit). On y trouve aussi deux centres commerciaux géants, pour changer, appelés Tokyo Midtown et Roppongi Hills. Ce dernier fait également office de centre culturel, il abrite quelques musées et des évènements, comme la Roppongi Night qui avait lieu à l'instant où je suis passé (j'ai pas bien compris le thème mais un énorme ballon en forme de robot cyclope flottait au pied des tours, avec de la J-pop en fond musical).


Me voilà donc parti pour explorer le Sud du Japon, en commençant par Kyoto, sa capitale culturelle incontestée. J'y ai réservé 4 nuits. Ceci devrait me permettre de passer deux jours à Kyoto et deux jours aux alentours, à portée de train – Nara, Osaka et le Mont Koya.

jeudi 25 mars 2010

Malgré la pluie, la découverte de Tokyo continue

Il fait depuis deux jours un temps vraiment pourri sur Tokyo. Froid, petite pluie fine, vicelarde et ininterrompue sur fond de nuages bas et gris. Un temps ingrat mais néanmoins propice à la visite de musées, d'expositions et de marchés. Ce à quoi j'ai employé mes deux derniers jours.

Mercredi, je suis parti vers 10h de la guest house direction le musée d'Edo-Tokyo. Dans mon dortoir, la quasi totalité des occupants étaient encore sous la couette lorsque je suis parti, découragés par la grisaille. Le musée est constitué de deux parties : la période dite d'Edo (17ème jusqu'au milieu du 19ème), ancien nom de Tokyo alors que Kyoto était la capitale du Japon, et la période de 1868 (date de la restauration de l'empire sous la dynastie Meiji) à nos jours. Des maquettes du château d'Edo, des explications détaillées sur la vie des guerriers, des marchands, des nobles et des petites gens, des costumes d'époque, des manuscrits et livres imprimés s'étalent le long d'un parcours très agréable. Le musée en lui-même est une immense halle de 6 étages, dont 2 dédiés à l'exposition permanente. Dans la partie sur le Tokyo moderne, on comprend comment le Japon, jusque là très isolé, s'est ouvert sous l'empereur Meiji au reste du monde. Une section est par ailleurs consacrée aux tremblements de terre, une autre à la guerre de 39-45 et aux bombardements qui ont détruit Tokyo en grande partie. En sortant j'ai fait un tour rapide au musée du Sumo, qui est en fait une toute petite galerie exposant les costumes colorés de plusieurs générations d'arbitres, les Gyoji, armés de leur espèce de poêle à pizza (le gunbai). Une télé diffuse des combats en expliquant les différentes techniques.

Aujourd'hui, je me suis levé aux aurores pour me rendre au marché aux poissons de Tsukiji, tout simplement le plus grand du monde de ce genre. Après avoir traversé une zone de chargement des camions, on arrive au marché où les grossistes refourguent le poisson acheté aux enchères un peu plus tôt aux détaillants. Il y a environ 700 stands, traversés de petites allées où n'arrêtent pas de passer les ouvriers, à pied ou en petit engin de transport de marchandises. Il faut donc faire bien attention à ne pas gêner les travailleurs, et à ne pas se faire écraser. L'agitation est grande, entre ceux qui découpent le poisson, le stockent dans des caisses en polystyrène, empilent les caisses, transportent les caisses, vont des congélos aux étals où courent dans les allées on ne sait trop pourquoi. Au fond de chaque stand se dresse un petit
comptoir tenu le plus souvent par une femme. Les hommes manoeuvrent et les femmes comptent. Je crois avoir vu toutes les sortes de poissons, de crustacés, et de mollusques que je connaissais, et plein d'autres que je ne connaissais pas. Par ailleurs je sais maintenant où est passé le thon rouge qui commencerait à manquer dans nos océans : sur les étals du marché de Tsukiji, par dizaines, centaines, milliers de kilos. Ça débite du thon rouge à tour de bras. Un peu avant mon arrivée (vers 7h), la vente aux enchères venait de se terminer. Il paraît que le spectacle vaut le détour, mais bon je me voyais pas trop me lever à 4h.


En ressortant j'ai marché dans le quartier de Ginza - toujours dans la grisaille et la pluie je le rappelle - afin d'admirer l'emblématique théâtre de Kabukiza, coincé entre les immeubles modernes et chics et les gratte-ciels d'affaires. Le théâtre, brûlé, détruit par les tremblements de terre, puis par les bombardements, reconstruit enfin en 1951, est promis à la destruction dans une ou deux semaines pour être remplacé à l'horizon 2013 par une salle plus moderne, au grand dam des défenseurs du splendide bâtiment... J'aurais pu m'arrêter déjeuner au restaurant Astérix, pour le trip, mais il était encore un peu tôt ^^

A la place, j'ai fait une petite pause ce midi à la guest-house, le temps de réserver mon hôtel à Kyoto, et cet après-midi j'ai flâné dans les magasins d'Ikebukuro, haut-lieu du shopping à Tokyo. L'un des centres commerciaux est logé dans une tour de 60 étages et porte le doux nom de Sunshine City. On y trouve, entre autres, un aquarium, un planétarium, et deux étages de restaurants dans des ambiances à thème (sponsorisés par le géant du jeu vidéo NAMCO). Le salon auto de Toyota se trouve juste à côté, on peut y admirer les derniers modèles et faire une petite partie de Gran Turismo dans des fauteuils qui bougent dans tous les sens :) Un peu plus loin, la rue Otome est le pendant du quartier d'Akiba (ce quartier dédié aux animes et mangas) mais pour les filles. C'est à dire en gros que les histoires de lycéennes et diverses héroïnes toutes mignonnes sont remplacées par des histoires de lycéens tout mignons. J'ai emprunté un escalier discret pour me rendre dans un de ces magasins, et je me suis retrouvé au milieu d'une cinquantaine d'adolescentes absorbées dans les rayons. Les caissières ont bien rigolé en me voyant, ce n'est apparemment pas courant de voir un mec dans ces librairies très spécialisées ^^ J'ai vite fait demi-tour pour aller diner dans un restaurant de ramen et de tempuras (beignets de légumes de poissons ou de viande), autrement plus accueillant :) Je croise les doigts pour avoir une accalmie des cieux demain !!

mardi 23 mars 2010

Une visite très convaincante de quelques quartiers de Tokyo

Je ne sais pas par où commencer tellement j'ai vu de choses en deux jours à Tokyo... C'est immense, très animé, et il y en a pour tous les goûts. Des rues commerçantes de luxe, d'autres pour les budgets plus modestes, pour les jeunes, les moins jeunes, des quartiers d'affaire, des quartiers résidentiels, des parcs, des sanctuaires, des marchés, des concerts, etc... Chaque jour je choisis un ou deux quartiers dans une même zone et je visite à pieds. Hier, j'ai choisi le quartier de Shibuya pour commencer, avec sa célèbre rue Omotesando, "Champs Elysées" japonais. En fait non, je n'ai pas choisi, c'est Sun-Min, une copine de Mag avec qui j'étais parti en weekend en Corée, qui m'a proposé ce quartier pour déjeuner. Nous avons mangé un repas à base de Gyoza, raviolis japonais au porc, grillés et/ou bouillis. Nous avions beau être à deux pas de la rue avec les magasins Gucci, Cartier et compagnie, le prix était tout à fait raisonnable. Elle est partie de son côté, je me suis dirigé vers le sanctuaire construit en la mémoire de l'empereur Meiji et de sa femme, en 1920. 100 000 arbres ont été plantés à l'époque et forment maintenant une très belle forêt, en pleine ville. Juste à côté se trouve le parc de Yoyogi, où des milliers de Japonais se promènent, avec ou sans leur(s) chihuahua(s), pic-niquent, s'entrainent au base-ball ou discutent posés dans l'herbe. Il faut dire que lundi était un jour férié, je pense que le parc était particulièrement fréquenté.

A quelques minutes, le quartier d'Harajuku, et sa rue Takeshita-Dori. On y trouve des dizaines de magasins de fringues pour ados, des glaciers et bars pas chers. La rue était littéralement blindée d'ados, dont pas mal de nanas habillées en loli-goth. Les magasins exposent des déguisements en cuir, des costumes de serveuses, des blousons et t-shirt rock, entre autres... C'est dans ce quartier qu'a lieu le célèbre cosplay tous les weekends (filles et garçons déguisés en tout et n'importe quoi, servantes, persos d'animes etc...). J'irai très certainement y faire un tour samedi :D Je suis retourné du côté d'Omotesando, et plus loin, vers l'impressionnant carrefour de Shibuya. En chemin j'ai vu un bout de concert d'Heavy Metal en pleine rue, devant l'Université des Nations Unies... Incroyable, y'avait même des mamies qui bougeaient en rythme. Quand je pense que chez nous cette musique est diabolisée :/ Bref arrivé à Shibuya, c'était la caricature du carrefour avec des milliers de piétons qui traversent en même temps. Dans un petit coin de la grande place, une petite statue d'un chien fidèle appelé Hachiko se fait prendre en photo par plein de gens. Après la mort de son maître, ce petit chien est revenu pendant 10 ans, au même endroit, à la gare de Shibuya. C'était l'endroit où il l'accompagnait au boulot tous les jours du temps de son vivant.

Quelques stations de métro plus loin, j'étais à Shinjuku, un quartier de gratte-ciels à l'Ouest de Tokyo. Je suis monté dans le bâtiment du Gouvernement Métropolitain de Tokyo, il y a un observatoire au 45ème étage. La journée étant bien claire, la vue sur Tokyo était géniale. En redescendant j'ai fait un tour par la rue électrique, gavée de magasins d'électronique, puis je me suis rendu dans Kabukicho, juste à côté. C'est un quartier de divertissements, avec des théâtres, des restaurants, des salles de massage, et surtout des immeubles entiers de jeux vidéos et machines à sous. Le jeu maître est le pachinko, enfin sa version moderne avec des écrans et des lumières dans tous les sens. C'est une machine où l'on introduit des billes qui tombent dans un petit labyrinthe de clous, et de temps en temps une bille tombe dans le bon trou et déclenche le gain de plein d'autres billes. A la fin le joueur échange les billes (si il lui en
reste...) contre des lots. C'est impressionnant le bruit qu'il y a dans ces salles, et la diversité des joueurs, de tous âges et des deux sexes. Chaque machine est équipée d'un petit cendrier, l'air est enfumé, les joueurs sont comme des zombies c'est trop fort :D Je me ferai quelques parties dans la semaine c'est sûr ! De toutes façons il y a des salles dans tous les quartiers, j'en ai repéré près d'Asakusa, là où se situe ma guest-house.

Aujourd'hui, pour résumer, j'ai visité un autre parc, dans le quartier d'Ueno. Je devais visiter le musée national mais il était fermé. Les cerisiers commencent à bourgeonner et se teinter de rose, ce phénomène est une véritable institution ici. Dans les allées tout le monde se prend en photo avec les cerisiers, c'est vrai que c'est très joli mais bon. Quand ils sont à fond dans un truc, ils sont vraiment à fond. En passant j'ai tout de même visité un petit cimetière derrière le musée. Les tombes sont très belles, certaines ont un petit jardin aménagé et parfois décoré de quelques gros bonsaïs. De grandes lattes de bois couvertes de caractères japonais sont disposées derrière ou devant chaque tombe, il s'agit du nom des défunts si j'ai bien compris. J'ai ensuite été voir un autre petit sanctuaire, caché au milieu de tours, puis j'ai traversé un marché aux poissons et fruits sec dans une rue appelée Ameyoko. Le soir j'ai été du côté des jardins du palais impérial, mais il était un peu tard et je me suis rabattu vers Akihabara. C'est un autre haut-lieu de la geekerie et japanimation, avec moult magasins d'électronique et salles de jeu. A cet endroit il y avait en plus des immeubles dédiés aux mangas, animes et produits dérivés (figurines, posters etc.). Au 5ème étage d'un de ces buildings, j'ai abouti au Home Café. Il s'agit d'un lieu où les serveuses sont habillées en domestique et qualifient les clients de "maîtres" ou de "maîtresses". Il est possible de les faire chanter ou de jouer avec elles pour obtenir des réductions. Je précise que rien de tout ceci n'est à caractère sexuel, c'est juste du jeu de rôle un peu déjanté, dans le trip cosplay. Le coin possède plusieurs de ces "Maid Cafés", et des nanas vêtues de la sorte distribuent des tracts dans la rue. J'étais parti pour prendre un café, mais quand j'ai compris qu'il fallait payer juste pour avoir le droit de s'asseoir, j'ai fait demi-tour. Et puis tout seul c'est pas super rigolo...

Voila un résumé de mes deux premières journées, j'ai essayé de faire court et zappé volontairement plein de détails - j'ai passé mon temps à halluciner. Cette ville est vraiment classe, et malgré ce qu'en disent certains puristes du Japon, je confirme que le manga et les jeux en tous genres sont une partie importante de la culture japonaise (tout du moins des Japonais de Tokyo), au même titre que leur excellente cuisine !!